Succulente critique douce-amère que cet article d’Evelyne Pieiller paru dans le numéro de Février 2014 du monde diplomatique.

Elle y critique, non sans s’en amuser, l’obsession de nos sociétés modernes pour la rentabilité et pour le « bien être », notion fourre-tout qui au final veut tout et ne rien dire. Elle pointe du doigt, dans un contexte où la « santé mentale » est devenue un enjeu mondial, avec l’OMS pour fer de lance, le risque d’y  » abandonner l’état de veille, avec ce qu’il comporte de choix à faire, de préoccupations, de conflictualité, pour connaître une douillette et passagère harmonie intérieure ».

Et ce sur fond d’ôde ironique à la sacro-sainte sieste, ou comment cet instant de paresse par excellence dans l’inconscient collectif est devenu un nouveau moyen de gagner de la productivité. Après tout, comme le dit si bien le toujours très éclairé site Slate.fr, la sieste « améliore la vigilance » et « diminue les risques psychosociaux, limite l’absentéisme et prévient les accidents du travail ». En bref, « faire une sieste, ça réveille » ( 29 septembre 2013).

Alors, une petite sieste ?

Extension du domaine de la sieste

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s