Le titre de cet article, volontairement provocateur, porte à réfléchir. Un homme quel qu’il soit , quoi qu’il ait fait mérite-t-il d’être assassiné ? Qui plus est dans de telles conditions ( lynché par la foule) ?

Plus globalement , Jean Ping (ancien ministre des affaires étrangères gabonais et ancien président de la Commission de l’Union africaine) , s’interroge et nous interroge sur la façon dont les évènements se sont déroulés en Libye en 2011 , avec la guerre déclarée par l’OTAN.

Qui peut en effet se satisfaire de l’instabilité actuelle de la Libye , en proie à une véritable guerre civile inter-tribale ? Celle-ci déstabilise toute la région du Sahel et notamment la Tunisie, provoquant une contrebande d’armes en provenance de Libye, une pénurie alimentaire et une hausse des prix sur des produits courants comme le lait , les tomates …

Jean Ping, qui était alors aux premières loges, nous apprend des détails fort intéressants sur la voie diplomatique qu’avait choisie de privilégier l’Union Africaine et comment d’autres pays occidentaux et arabes ( le Qatar en tête) , l’ont sabotée .

« Parmi les autres acteurs stratégiques figuraient les Etats arabes et leur organisation régionale. Contrairement à l’Union africaine, la Ligue arabe s’était pratiquement alignée sur la position occidentale, le Qatar se montrant le plus belliciste. » 

On découvre également comment les bombardements de l’OTAN ont littéralement anéanti tout espoir de règlement diplomatique du conflit:

« Comme pour la court-circuiter, les bombardements de l’OTAN débutèrent le 20 mars, le jour même où nous nous apprêtions à nous rendre à Tripoli, puis à Benghazi, pour tenter de mettre en œuvre cette feuille de route. »

Le secrétaire général de l’O.N.U. , Mr Ban Ki Moon, avait eu au moins la décence de les informer de ne pas s’y rendre …

« Les gouvernements présents à Paris, m’annonça-t-il, l’avaient expressément chargé de me demander de dissuader nos représentants de se rendre à Tripoli et à Benghazi. Il invoqua une raison claire : « Les opérations militaires de l’OTAN vont commencer aujourd’hui. » 

Il serait je pense bien naïf de croire que les raisons qui poussèrent l’OTAN à intervenir en Libye étaient de libérer le peuple libyen du joug d’un dictateur. Un homme bien gênant pour certaines « démocraties » occidentales , qui se sont bien accommodées de sa disparition , plutôt que de l’entendre se défendre auprès de la Cour Pénale Internationale , triste symbole de la « justice » des vainqueurs et des puissants .

L’article complet est en libre accès sur le site du Monde diplomatique  ICI

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